Par où commencer ? En deux ans d’alternance, j’ai vécu la démission de ma tutrice de formation ( jamais remplacée), un harcèlement moral quotidien, un management désillusoire, et des tensions avec certains collègues, avant de finir en pré-burnout.
Le management et la valorisation des employés sont quasi inexistants et souvent instables. Les managers ne sont pas à l’écoute, mettent des heures à répondre aux messages et attendent toujours plus de leurs équipes. Certains se présentent comme transparents, mais donnent leurs critiques longtemps après les faits, ce qui surprend et démotive. Dans cet environnement, ce sont les employés qui doivent s’adapter à leur manager, créer un encadrement réel, proposer des solutions, tout en essayant de tirer du positif et de célébrer leurs réussites. L’accompagnement des alternants est insuffisant : autonomie totale sur les projets, peu de réunions, et quand elles existent, il faut réussir à se faire une place dans les emplois du temps surchargés et souvent peu ponctuels des managers.
Si vous êtes de nature à douter ou manquez de confiance en vous, je n’ai qu’un conseil : fuyez. Certains managers remettent systématiquement en question tout ce que l’on fait ou dit, instaurant un climat de doute permanent. À cela s’ajoute parfois le comportement de collègues mêlant vie personnelle et professionnelle, allant jusqu’au harcèlement moral, avec isolement pendant les pauses et absence de communication au quotidien.
On pourrait penser qu’une entreprise de cette taille a une gestion de projet rodée. Détrompez-vous : chacun pour soi, fichiers Excel qui s’empilent, diapos en pagaille, documents non partagés et informations perdues ou cachées. La formation et le management des équipes sont très disparates, ce qui crée des charges de travail inégales et des livrables clients non homogènes.
Enfin, si l’entreprise met en avant certains avantages CSE, les avantages salariaux restent limités.